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QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ? La plus grande visionnaire de tous les temps |
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Quelle
forme avait la croix du Christ ?
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"C'est là qu'ils le crucifièrent, ainsi que deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu." JEAN 19:18 (Osty) Les
Evangiles donnent en fait peu de détails sur le déroulement
de la crucifixion. L'uvre
artistique religieuse est très variée.
Rubens, la Crucifixion (Musée de Bruxelles) |
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Pour qui est familier des enseignements des Témoins de Jéhovah, la forme de leur croix est inattendue ! La croix fait place à un simple poteau ! Pourquoi ? MATTHIEU 27:33-35 "Lorsqu'ils arrivèrent au lieu appelé Golgotha, c'est à dire Lieu du Crâne, ils lui donnèrent à boire un vin mêlé de fiel [...] Quand ils l'eurent attaché sur un poteau, ils distribuèrent ses vêtements [...]" (traduction du Monde Nouveau 1987)
"Pourquoi les publications de la Watch Tower représentent-elles Jésus sur un poteau, avec les mains au-dessus de la tête, plutôt que sur la croix traditionnelle?" (p 77) Stauros: "J. Parsons a écrit ce qui suit: 'Dans le grec original, pas un seul des nombreux livres du Nouveau Testament ne contient la moindre phrase prouvant même indirectement que le stauros utilisé pour Jésus était autre chose qu'un stauros ordinaire; rien ne prouve, à plus forte raison, qu'il se composait non pas d'une, mais de deux pièces de bois clouées ensemble en forme de croix. Ce n'est pas chose insignifiante que nos instructeurs nous trompent lorsque, traduisant les textes grecs de l'Eglise dans notre langue maternelle, ils rendent le mot stauros par 'croix' [...]" (p 78) Xulon: "On notera avec intérêt que les Ecritures [...] désignent parfois (l'instrument utilisé pour l'exécution du Fils de Dieu) par le mot 'xulon', qu'un lexique grec-anglais (Greek-English Lexicon de Liddell et Scott) définit ainsi: 'Bois coupé et prêt à être utilisé, bois de chauffage [...] poutre, pieu [...] gourdin, bâton, [...] poteau sur lequel les criminels étaient empalés, [...] bois sur pied, arbre.' Il ajoute 'dans le NT, croix' et cite l'exemple d'Actes 5:30 et 70:39 [...] Toutefois (de nombreuses traductions) traduisent 'xulon' par 'bois' [...] " (p 77) Crux: Extraits de "Comment
raisonner à partir des Ecritures" Watchtower Bible and tract
society of New-York, inc. 1985
Bien sûr, nous écarterons cette proposition humoristique qui illustre la question :
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"Le crucifiement
était un moyen d'exécution courant dans le monde antique.
Il était pratiqué dans l'Empire grec dès le IV
ème siècle av. J-C. et des sources romaines en font mention
vers l'an 200 av.J-C. Extrait de "Le
grand livre de la Bible" John Bowker Larousse-Bordas / Cerf 1999 Les formes historiques des croix sont tellement variées que de nombreuses possibilités s'offrent à nous. Poteau, croix en T, croix classique, échafaudage, arbre...
Voici quelques commentaires supplémentaires qui illustrent parfaitement le supplice de la croix. "Ce
supplice de la croix, que la caste sacerdotale a suggéré
à Pilate, ce sont les Romains qui en ont généralisé
l'usage. D'autres l'avaient inventé, les Perses peut-être.
L'empire en a fait la peine réservée aux révoltés
ayant raté leur coup, à condition qu'ils ne fussent pas
citoyens romains: elle eût été trop infamante pour
eux. Au siècle précédant celui de Jésus,
six mille esclaves parmi ceux qui s'étaient révoltés
sous les ordres de Spartacus et avaient plusieurs fois vaincu les légions
romaines furent ainsi crucifiés, formant une immense haie
de douleur et d'opprobre sur la route de Capoue à Rome.
Extraits de "Jésus" Jacques Duquesne Ed. Flammarion / Desclée de Brouwer 1994
Il nous est souvent proposé une forme de croix en T. Est-ce possible ?
En fait, nous pouvons d'ores et déjà écarter la forme de croix en T qui nous est proposée par les archéologues. La croix en T n'est pas une option dans le cas de Jésus-Christ. Elle ne répond pas au témoignage de l'évangéliste Saint Jean (qui aurait été le seul apôtre témoin direct de la crucifixion d'après la tradition). Il écrit : " Pilate avait aussi rédigé un écriteau, qu'il fit placer au-dessus de la croix. Il [y] était écrit : Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs. Cet écriteau donc, beaucoup de Juifs le lurent, parce que l'endroit où avait été crucifié Jésus était près de la ville, et que c'était écrit en hébreu, en latin, en grec. " (Jean 19 :19-20 Osty)
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Anne Catherine Emmerich revivait les vendredis, en extase, la Passion du Christ dont elle en portait les stigmates. Elle en a ainsi fait le récit détaillé minute par minute. Bien sûr, beaucoup de faits sont ignorés du grand public.
"Judas
avait à peine reçu le prix de sa trahison, qu'un pharisien
sortit et envoya sept esclaves chercher du bois pour préparer
la croix dans le cas où le jugement aurait lieu; car le lendemain
on ne pourrait la terminer avant le commencement de la Pâque.
Tout ce fait de manière précipitée. Tous sont "sur le pied de guerre" pour l'arrestation de Jésus. Déjà des mesures sont prises pour réaliser l'instrument de l'exécution. Tout devait être terminé avant la fête de la Pâque comme le rapporte l'évangéliste Marc. "[ ] les grands prêtres et les scribes cherchaient comment l'arrêter par ruse et le tuer. Car ils disaient : 'Pas pendant la fête, sinon il pourrait y avoir un tumulte du peuple'." (Marc 14:1-2 Osty) L'épisode de Néhémie m'est inconnu. Les spécialistes de l'Histoire juive savent peut-être de quoi il s'agit.
"Pilate
alors abandonna Jésus à leur volonté, et se prépara
à prononcer la sentence. Déjà les larrons avaient
été condamnés au supplice de la croix [...] 'Je
condamne Jésus de Nazareth, Roi des juifs, à être
cloué à une croix' puis il ordonna aux archers d'apporter
la croix. Il brisa, si je ne me trompe, un bâton et en jeta les
morceaux aux pieds de Jésus [...]
Anne-Catherine Emmerich, pourtant fervente catholique, voit une croix différente. Etait-elle suggérée par la croix de sa ville de Coësfeld ou est-ce la forme exacte? "J'ai
souvent été informée, à propos de la
sainte croix de Coesfeld, que Dieu a attaché à cet
endroit, un pouvoir de résistance au mal comme à tous
les lieux où l'on révère des objets sacrés
du même genre. Mais ce qui opère des miracles, c'est la
ferveur de la prière faite avec une grande confiance. Je vois
souvent la croix révérée dans des processions spirituelles
et je vois alors exaucés et préservés du mal ceux
qui reçoivent avec confiance les grâces qui arrivent par
elle : mais j'en vois d'autres enveloppés dans les ténèbres." D'après le " pèlerin " (rédacteur des visions), voici l'origine de la croix de Coësfeld : "Suivant la tradition, cette croix est venue de Palestine au VIII ème siècle et elle a la forme fourchue de celle qu'Anne Catherine Emmerich elle-même porte empreinte sur l'os de la poitrine."
"Dès que les saintes femmes aperçurent Jésus, elles donnèrent à un homme de l'argent avec le vase de vin aromatisé, pour obtenir des archers la permission de le faire boire au Seigneur; mais ces misérables, au lieu de le lui donner, le burent eux-mêmes. Ils avaient avec eux deux vases de couleur brune, l'un contenant du vinaigre, l'autre du vin mélangé de fiel. Ils lui présentèrent un verre de ce dernier breuvage, mais lorsqu'il y eut goûté, il ne voulu pas boire. Il y avait sur la plate-forme dix-huit bourreaux [...] C'étaient des étrangers petits et robustes, demi-nus, avec des cheveux hérissés, sorte de brutes qui servaient les Romains et les Juifs pour de l'argent [...] Les exécuteurs étaient des descendants de Cham [...] Alors qu'on imagine facilement les soldats romains exécuter Jésus, en fait ce sont des bourreaux qui sont affectés à cette tâche. Sont-ils une composante de l'armée romaine ? Les soldats en armes, probablement, maintiennent l'ordre autour du lieu d'exécution. " [...] ils le conduisent au lieu du 'Golgotha', ce qui veut dire: 'lieu du Crâne'. Et ils lui donnaient du vin à la myrrhe, mais il n'en prit pas." (Marc 15:21-23 Osty) "C'est là qu'ils le crucifièrent, ainsi que deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu." (Jean 19:18 Osty) Alors les bourreaux étendirent sur la croix Jésus, la douleur fait homme. Ayant levé son bras droit, ils appliquèrent sa main sur le trou pratiqué dans le bras de la croix, et l'y attachèrent fortement. L'un deux mit ensuite le genou sur sa poitrine sacrée, et maintint ouverte sa main, qui se fermait naturellement, tandis qu'un autre enfonça dans la paume de cette main, qui avait si souvent béni les hommes, un gros et long clou, à la pointe acérée, en frappant à coups redoublés avec un marteau de fer. Un cri plaintif, doux et clair, sortit de la bouche du Seigneur; son sang jaillit sur les bras des archers. j'ai compté les coups de marteau, mais mes souffrances me les ont fait oublier. Les clous étaient très longs; leur tête était plate et avait la largeur d'un écu. Ils étaient triangulaires et gros comme le pouce à leur partie supérieure; leur pointe dépassait un peu la croix par derrière. Lorsque les bourreaux eurent cloué la main droite, ils s'aperçurent que l'autre main ne pouvait arriver jusqu'au trou du bras gauche de la croix; alors ils attachèrent des cordes au bras gauche de Jésus, et, s'appuyant du pied contre la croix, ils le tirèrent jusqu'à ce que la main atteignit la place du clou. Ses bras étaient disloqués, sa poitrine soulevée, ses jambes retirées vers son corps. Puis ils mirent leurs genoux sur sa poitrine, attachèrent son bras gauche, et enfoncèrent le second clou dans sa main. Le sang jaillit, et le doux et touchant gémissement du Seigneur se fit encore entendre au milieu du bruit des coups de marteau. Les bras de Jésus étaient étendus horizontalement, tandis que ceux de la croix montaient en ligne oblique [...] Sur le pied de la croix, à peu près au tiers de sa hauteur, on avait ajusté un morceau de bois destiné à soutenir les pieds de Jésus, afin qu'il fût plutôt debout que suspendu à la croix, et aussi afin que les os des pieds ne fussent pas brisés lorsqu'on les clouerait. Dans ce morceau de bois, ce trouvait un trou pour le clou qui devait percer les pieds; on avait aussi pratiqué une cavité pour les talons dans le bois de la croix. Les bourreaux étendirent les jambes du Seigneur, qui s'étaient retirées vers le corps par la violente tension des bras, et les attachèrent avec des cordes; mais comme ils ne pouvaient faire arriver ses pieds jusqu'au support, ils éclatèrent en imprécations et en blasphèmes. Quelques-uns d'entre eux voulaient qu'on fit d'autres trous pour les clous qui perçaient les mains, car il leur paraissait difficile de changer la place du support des pieds; mais les autres s'écrièrent en ricanant: 'II ne veut pas s'allonger; nous allons lui venir en aide!' Alors ils attachèrent des cordes à sa jambe droite, et la tirèrent avec une violence atroce, jusqu'à ce que le pied atteignît le support auquel ils le lièrent. La tension du corps de Jésus fut si excessive, qu'on entendit craquer sa poitrine, et qu'il s'écria d'une voix lamentable: 'Mon Dieu! mon Dieu!' Ils avaient attachés à la croix ses bras et sa poitrine pour ne pas arracher les mains de leurs clous; ce fut une horrible souffrance. Ensuite ils tirèrent la jambe gauche, et attachèrent le pied gauche sur le pied droit. Comme il n'y reposait pas suffisamment pour qu'on put les clouer tous les deux ensemble, ils le percèrent d'abord avec un amorçoir, puis ils prirent un clou plus long que celui des mains, et l'enfoncèrent, à travers les deux pieds et le support, jusque dans le bois de la croix. A cause de la distension du corps, le Seigneur souffrit plus cruellement encore quand on lui cloua les pieds que lorsqu'on lui avait cloué les mains. Je comptai jusqu'à trente-six coups de marteau [...] Les
détails précédents témoignent de la lucidité
des visions d' Anne Catherine Emmerich. Ils sont l'éclatante
révélation des Saintes Écritures. "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné, t'éloignant de mon cri, des mots que je rugis? [...] Et moi, vermisseau, et non pas homme, opprobre des humains et méprisé du peuple, tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils grimacent des lèvres, hochent la tête: 'Il s'en est remis à Yahvé, qu'Il le délivre, qu'Il le sauve, puisque il l'aime!' [...] Comme l'eau je suis répandu et tous mes os se disloquent, mon cur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles. Mon palais est sec comme un tesson et ma langue colle à mes mâchoires, dans une poussière de mort tu me déposes. Car des chiens nombreux m'entourent, une bande de malfaisants me cerne; ils ont creusé mes mains et mes pieds, je puis compter tous mes os." (Psaume 22 Osty) C'est une preuve indéniable de l'inspiration divine du récit d'Anne Catherine Emmerich.
"Lorsque
les bourreaux eurent crucifié le Seigneur, ils attachèrent
au sommet de la croix des cordes, qu'ils firent placer autour d'une
poutre transversale placée au côté opposé;
puis plusieurs d'entre eux élevèrent la croix au moyen
de ces cordes, tandis que d'autres la soutenaient et en poussait le
pied jusque dans le trou destiné à la recevoir. Enfin
ils firent tomber de tout son poids la lourde croix dans le trou avec
une secousse effroyable. Jésus poussa un cri de douleur; ses
blessures s'élargirent, son sang coula avec plus d'abondance,
et ses os disloqués s'entrechoquèrent. Pour fixer la croix,
on enfonça dans le trou cinq coins tout autour [...] Une flagellation romaine pour un condamné à mort laissait bien plus de blessures profondes que les quelques traits rouges bien clairsemés que nous voyons souvent sur les tableaux de nos Églises. L'aspect de Jésus sur la croix, tel que nous le révèle Anne Catherine Emmerich, est pitoyable. Il est couvert de meurtrissures et de sang. Il est accablé de souffrances, de fatigue et de soif. Ce sont les résultats de tous les mauvais traitements qu'il a subit. Jésus a tellement été battu et cruellement flagellé pendant la Passion, que la mort l'emportera bien plus vite que les larrons. Il
s'est offert volontairement pour racheter nos fautes. Saint Paul ou
Esaïe témoignent :
"Les
deux larrons [...] étaient accusés d'avoir assassiné
une femme juive et ses enfants, qui se rendaient de Jérusalem
à Joppé. On les avait arrêtés dans un château
de Pilate, où ils s'étaient fait passer pour de riches
marchands [...] Le
récit d'Anne Catherine nous décrit la crucifixion de Jésus
attaché, cloué, élevé et détaché;
puis celle des larrons hissés et attachés. Par contre, on peut remarquer que, conformément aux témoignages historiques, les pièces de bois verticales étaient déjà installées pour les larrons. Ils ont chacun porté leur patibulum jusqu'au lieu d'exécution. Jésus n'était pas prévu. Il a du porter sa croix entière jusqu'au Golgotha. On
remarque aussi l'approche des ténèbres que cite
Matthieu : Les
lecteurs des visions d'Anne Catherine Emmerich peuvent être étonnés.
Elle fait un récit de la Passion détaillé et saisissant;
mais en plus, elle propose une autre forme de croix (tout comme
une autre mystique allemande: Thérèse Neumann).
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l'aspect physique de Jésus sur la croix C'EST
IMPORTANT de le signaler ! L'imagination a ses limites !
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Le témoignage de Claudine Moine peut nous aider ! " Claudine Moine est née en Franche-Comté en 1618, dans une famille aisée que ruina la guerre de Trente ans, en sorte que la jeune fille vint à Paris en 1642, dans l'espoir de gagner sa vie. N'ayant pas de qualification professionnelle, elle ne trouva pas d'emploi, mais seulement quelques travaux d'aiguille mal rétribués [...] Une dame de la haute société [...] l'engagea comme couturière, au nombre de ses domestiques [...] Elle rédigea ses relations spirituelles, sur ordre, de 1652 à 1655. " ("La couturière mystique de Paris - Claudine Moine - Relation spirituelle" TEQUI 1981) CRUCIFIXION (P 312) "[L'âme]
crucifie et attache toutes ses puissances, tous ses sens intérieurs
et extérieurs, son corps et son esprit, à la Croix du
Sauveur, qu'elle meurt et expire, d'une certaine manière qui
ne peut se dire, à toutes les choses du monde et à elle-même.
Et comme Notre-Seigneur était cloué et attaché
si fortement à la Croix qu'il ne pouvait ni mouvoir ni tourner
de côté ni d'autre, aussi l'âme, ni même
le corps en quelque façon, ne tourne plus à rien, demeurant
comme mort pour toutes les choses de ce monde. Il me sembla, particulièrement
une fois, considérant comme Notre-Seigneur avait été
étendu et tous ses os déboîtés et mis hors
de leur place, et comme on le cloua à la Croix, que les puissances
de mon âme et mes sens extérieurs et intérieurs
furent tirés hors de leurs opérations purement naturelles.
Rares sont les représentations artistiques fidèles au psaume 22. Une simple paysanne ou une jeune couturière nous illuminent sur l'accomplissement prophétique de ce psaume qui a échappé à beaucoup trop d'artistes.
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Jeudi 14 avril 1910 Sur mes instances Rosalie m'explique le sens de cette croix miraculeuse. Voici à peu près ce qu'elle dit: "Le corps de Jésus, suspendu à sa croix n'était que sang et blessures de la tête aux pieds. C'était le résultat de la flagellation brutale. Ses blessures se rouvrirent quand on lui arracha ses vêtements avant la crucifixion. Il n'y avait pas un morceau de peau qui était intact. Comme tu Le vois là, ma sur, plein de sang, ainsi je porte le crucifié dans mon cur." (p115 "Rosalie Put de Lummen une stigmatisée du XXe siècle 1868-1919" Robert Ernst pr. Edité par J. Leysen, éditions Marie Médiatrice Genval B-1320) Ses propos sont très bien illustré par la représentation qu'en fait Mel Gibson dans son film "La Passion du Christ"
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Jésus dit à Angèle "qu'Il a souffert avec grande humilité et patience." Et Il énumérait une par une les souffrances de sa Passion dans tous ses membres, les peines et les paroles dures et injurieuses. Jésus dit: "La coupe que je bus était amère, mais, à cause de l'amour je la trouvais douce." Dès le début de sa Passion Jésus incita ses apôtres à prier pour ne pas entrer en tentation. Lui-même priait sans cesse: "Alors qu'Il priait plus intensément, sa sueur devint comme des gouttes de sang tombant à terre... Jésus alors priait pour nous... Il se laissa blasphémer, abaisser, injurier, prendre, emmener, flageller et crucifier, et toujours il resta comme quelqu'un d'impuissant. Cette pauvreté est un modèle pour notre vie; de cette pauvreté nous devons prendre exemple." Dans une autre de
ses visions, Angèle contemple les résultats de l'écartèlement
que Jésus dut subir pendant sa crucifixion: "Il semblait
que toutes les articulations de ce corps béni étaient
si disjointes, disloquées et désunies, à cause
de la cruelle tension et de l'horrible traction infligées à
ses membres virginaux, sur le gibet de la Croix, par les mains homicides
de ces perfides. Les tendons et les jointures des os de ce corps
très sacré semblaient avoir totalement quitté
leur harmonie normale." A partir du site: http://www.spiritualite-chretienne.com/passion/Foligno-2.html
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Anne Catherine Emmerich persiste dans la cohérence de ses visions. Voici le récit qu'elle fait de la description de la maison de la vierge à Ephèse.
Vers la quatrième année qui suivit la mort du Christ, lorsque la persécution s'éleva contre Lazare et les siens, Marie reçut un avertissement et Jean la conduisit, avec d'autres personnes, à Éphèse, où déjà quelques chrétiens s'étaient établis [...] Cependant la sainte Vierge ne demeurait pas à Ephèse même; sa maison était située à trois lieues et demie de là, sur une montagne qu'on voyait à gauche en venant de Jérusalem, et qui s'abaissait en pente douce vers la ville [ ] La
maison de Marie était carrée, la partie postérieure
seule était arrondie; les fenêtres étaient pratiquées
au haut des murs, et le toit était plat. Elle était divisée
en deux parties par le foyer, placé au centre. A droite et à
gauche du foyer, de petites portes conduisaient à la partie postérieure
de la maison, plus sombre que la partie antérieure, mais convenablement
ornée. Les murs, revêtus de boiseries, et les poutres du
plafond cintré, reliées entre elles par des lambris recouverts
de feuillages, donnaient à la pièce une apparence simple,
mais agréable.
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Tout d'abord, c'est à l'Eglise que revient le privilège et la responsabilité de définir quelle était la forme de la croix. La précision des détails du récit de la Passion du Christ devrait suffire à nous convaincre qu'Anne Catherine Emmerich nous décrit la représentation fidèle de la croix de Jésus Christ. Cette mystique n'a "rien à vendre". Elle nous décrit que ce qu'elle voit même si cela va à l'encontre des idées reçues. Il aurait été pourtant si facile de se conformer à une forme de la croix reconnue par tous. Un peu comme Mel Gibson le fait dans son film "La Passion du Christ". Pour ne pas choquer, il conserve la forme traditionnelle et communément admise par presque toutes les Eglises chrétiennes. Pourtant son film s'inspire particulièrement des visions d'AC Emmerich sur la Passion. Par contre, comme le montre cette étude, ce qu'Anne Catherine Emmerich décrit est en total accord avec l'Ancien et le Nouveau Testaments. On ne peut pas en dire autant d'autres représentations. Néanmoins, il est certain que toute représentation comporte des erreurs. Tout dessin, sculpture ou peinture ne sera jamais le reflet exacte de la réalité. Outre la part artistique propre à la sensibilité de l'artiste, la part d'inconnu où l'imagination prend le pas sur la réalité est importante. Mieux vaut ne pas accorder trop de crédit à l'aspect matériel de la croix et se laisser plutôt éclairer par le côté spirituel du sacrifice du Christ.
Tableau réalisé par Martine Vranken (2008) d'après Delacroix et la sur Emmerich
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Janos Hajnal (c2000) " Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich) |
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