QUI ETAIT ANNE CATHERINE EMMERICH ?

La plus grande visionnaire de tous les temps

 

Comment ses visions ont été rédigées ?

 

Clément Brentano (1778-1842)

Même si Anne Catherine fut dotée de visions dès sa tendre enfance, nous pouvons partager ses extraordinaires révélations qu'à partir de 1818. Un écrivain allemand célèbre, Clément Brentano, fils de Maximilienne Laroche, l'amie de Goethe, décida, d'abord par curiosité, de rencontrer la sœur. Frappé à la fois par le charisme d'Anne Catherine et par la richesse des visions, il voua 6 années de sa vie à coucher sur le papier les récits de la sœur. Tâche ardue, souvent interrompue par des visites, la fatigue ou les souffrances de la malade. Il regretta ainsi la perte fréquente de sublimes visions.

(Photo illustrant Clément Brentano recueillant les visions d'Anne Catherine. Documentaires diffusé sur arte le 17 avril 2006 : "Qui était Marie Madeleine", réalisé par Jens-Peter Behrend arte - ZDF 2005)

Dans son livre "Prophétie de Catherine Emmerich pour notre temps" , l'écrivain Raoul Auclair nous explique en quoi consistait son travail :

" Que ceux qui ont prétendu faire de Brentano l'auteur - ou l'arrangeur - des visions de la Sœur Emmerich - mais tout, même l'invraisemblable, est bon pour qui porte en son cœur la haine de Dieu, manifestée dans l'horreur du surnaturel! - sont loin de l'émouvante vérité ! Lui, si riche de talents, il ne vit que trop combien la plus féconde imagination n'était qu'une ombre épaisse auprès de l'éclat du soleil spirituel qui illuminait l'âme d'une ignorante. Aussi se garda-t-il, comme d'une sorte d'attentat sacrilège, de modifier les paroles de l'extatique.

Comme Hildegarde, sa grande sœur du Moyen Age, Catherine pouvait être saisie en deux manières d'extases. Dans l'extase supérieure, elle transmettait sa vision en termes si nets, si beaux, si surnaturellement évidents, que le Pèlerin (Brentano) s'en émerveillait. Par contre, elle était réduite à ses misérables ressources verbales pour rendre compte de ce qu'elle avait vu en ses extases ordinaires.

Brentano prenait des notes, les lui lisait, tenait compte des remarques, recueillait des précisions supplémentaires, rédigeait, relisait, corrigeait de nouveau, et cela jusqu'à ce qu'elle fût totalement satisfaite.

Ce que Brentano était bien contraint de faire, c'était tout de même de mettre en excellent allemand ce qui lui était rapporté dans un langage parfois très fruste! Mais cette expression correcte, le Ciel la voulait! Et croit-on que le message eût passé, sans que le fond n'étant en rien trahi, la forme n'y fût ajoutée? Lui aussi, l'écrivain, avec son talent, mais surtout son abandon et sa docilité, entrait dans les voies de la Providence.

Quant à l'assertion ridicule d'avoir été l'auteur de ces merveilles, le merveilleux serait qu'il eût été, lui, poète,
un savant universel,
versé dans les langues sémitiques,
au courant des coutumes orientales,
fort instruit de l'histoire et de la géographie anciennes, enfin
mystique et, au besoin,
docteur en théologie!. "

Raoul Auclair (1906-1997)

 

 

A noter que monsieur Jozef de Raedemaeker a terminé en 2007 son oeuvre de traduction, commencée en 2000, du journal de Brentano en allemand dans l'ordre de rédaction. Voici un extrait d'une lettre que monsieur de Raedemaeker m'a envoyée de Mechelen (Belgique) le 16 décembre 2004.

"Il est vrai que je suis entrain d'éditer pour la première fois le journal, "das Tagebuch", que Brentano a tenu pendant son séjour auprès d'ACE de 1818 à 1824. Parce que cette édition est faite sur le manuscrit original de Brentano, elle est en allemand. Ce travail se terminera, j'espère, mi-2005 (tout est déjà transcrit; 21 sur 31 plaquettes de 100 à 200 pages sont déjà imprimées. Elles coûtent 15 € chacune, prix qui doit me permettre d'éditer le tout parce que je ne reçois aucune aide ni financière ni d'encouragement en Allemagne.) Chaque plaquette contient un mois (rarement deux mois) comme dans le journal de Brentano.

Ainsi, monsieur [...], je n'ai certainement pas pour le moment le projet ni l'envie d'en faire une traduction française ni anglaise [...]"

 

 

Informations complémentaires sur les activités de monsieur Jozef de Raedemaeker transmises par une lettre envoyée de Mechelen (Belgique) le 29 mars 2009.

"J'ai fini mon édition intégrale du "Tagebuch" de Brentano sur ACE (1818 à 1824). Cette édition est naturellement en allemand et la situation pour les francophones est restée la même, c'est-à-dire, je ne trouve personne qui veut se mettre à la traduction (Ce sont environ 5000 pages. Qui a le temps pour un tel travail et qui veut prendre sur lui les frais; pas seulement pour la traduction mais aussi pour l'édition?)"

"- Première édition critique du "Tagebuch" de Brentano écrit au lit même de la voyante dès son arrivée à Dulmen en septembre 1818 jusqu'à la mort d'ACE en février 1824. Cette édition est basée sur les messages de Brentano conservés au Freies Deutsches Hochstift à Francfort (Allemagne) - 38 volumes de 120 à 200 pages - en allemand.

- Première édition critique de la troisième année de la vie publique de Notre Seigneur - en allemand.

- Première édition critique de l'histoire des Apôtres après la Résurrection (en préparation - prévue pour la fin 2009)

- Première édition des Registres faites par Brentano lui-même de toutes les visions d'ACE (en préparation)"

 

 

Voici un extrait d'une étude réalisée par M. Jef Leysen dans lequel apparaît une numérisation du journal original de Clément Brentano:

RECHERCHE DE L'ICÔNE ACHÉROPITE DE LA VIERGE PEINTE PAR SAINT LUC ET VÉNÉRÉE A ROME

LES AMIS BELGES D'ANNE CATHERINE EMMERICKet de ROSALIE PUT A.S.B.L.

SIEGE SOCIAL : SCHALLENBERGLAAN 1, B - 2820 BONHEIDEN (BELGIQUE)

NOVEMBRE 2000

ANNEXE IV TEXTES ORIGINAUX DES MANUSCRITS DE BRENTANO

18. Oktober 1821

Von Lukas Gemählden Mariä
Ich habe Lukas mehrere Abbildungen der heiligen Jungfrau machen sehen, und einige mirakulöser Weise.
Ein Brustbild Mariä, welches er auf sein Gebet, da es ihm nicht gelingen wollte, nachdem er in Entzückung gefallen, fertig vor sich fand.
EsWird dieses in Rom in Mariä-Major (1) über einem Altar in einer (2) Kapelle zur Rechten des Hochaltars bewahrt. Es ist aber nicht das echte, sondern eine Copie. Das echte ist in einer Wand, die man zu einer Säule gemacht, einstens in einer Gefahr, mit vielen anderen Sachen vermauert. Es liegen da auch Gebeine der Heiligen dain und Schriftrollen von hohem Alter. Die Kirche hat sechs Säulen, es ist in der mittelsten rechter Hand, so dass, wenn der Priester an dem Marienbilnisaltar "dominus vobiscum" sagt, seine rechte Hand auf den Pfeiler deutet.

Zeichnung:
-
O O
O Ø
O O

(1) Hier sind zwei Zeilen unleserlicht gemacht.
(2) Hier ist das Wort "einer" durchgestrichen und darübergeschrieben, aber anscheinend nicht von der Hand Brentanos : "der Krippen-"

"18 Octobre 1821

J'ai vu Luc peindre plusieurs reproductions de la Ste Vierge dont quelques unes d'une façon miraculeuse.
Un jour il a peint un portrait de la Vierge en buste et il n'arrivait pas a la réussir. Il pria et entra en extase. Lorsqu'il revint à lui, il trouva le portrait parfaitement terminé devant lui. Ce portrait est conservé à Rome, au-dessus d'un autel dans une chapeI1e, à droite de l'autel central, dans l'église Ste Marie Majeure. Mais ce n'est pas l'original, c'est une copie.
L 'original est dans un mur qu'on a transformé en pilastres, il y a longtemps. Lors d'un danger, il fut caché avec beaucoup d'autres objets. Il y a parmi ceux-ci des ossements de saints et des rouleaux d'écriture très anciens. Quand le prêtre disait la messe à cet autel au-dessus duquel on voit l'image, et qu'il se retournait en disant: "Dominus vobiscum", sa main droite désignait le pilastre central de droite dans lequel sont conservés tous ses trésors. "

Etude de M. Jef Leysen avec la collaboration rédactionelle de Louis Soulier du groupe des Amis français d' A.C. Emmerick

Lien avec le site de M. Jef Leysen (De vrienden van A.K. Emmerick en Rosalie Put)

http://members.tripod.com/ake_belgium/

Nous regrettons d'apprendre qu'à la suite d'ennuis de santé, monsieur Jef Leysen a cessé ses activités définitivement.

 

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Gabriel von Max (1885)

" Et moi je suis morte, je ne suis qu'un esprit; autrement je ne pourrais voir ces choses, car elles n'existent pas maintenant, et cependant maintenant elles existent. Mais cela n'existe pas dans le temps; en Dieu il n'y a pas de temps, en Dieu tout est présent ; je suis morte, je suis un esprit. " (Anne Catherine Emmerich)